Mémoire du surf, surf culture, arts passés et présents sont au rendez-vous de cette collection ou plutôt de cette "accumulation" extravagante !

"J’ai toujours été fou d’objets, gamin déjà, des Dinky-Toys aux trains électriques, adulte ensuite, pour toutes les créations du XXème ...

 

Mais j’avoue que lorsque, en 1079, Jo Moraïz m’offrit des porte-clés, le jour de mon débarquement à Biarritz pour y vivre et y surfer, je ne pensais pas que cette accumulation d’objets représentant des surfeurs prendrait autant d’importance dans ma vie.

 

C’est vrai qu’au cours de ma première vie parisienne, j’avais déjà eu quelques maladies de ce genre...Nous étions une petite bande de malades, aux puces de Montreuil et ailleurs, jusqu’à Bruxelles et Londres, très tôt le matin, armés de torches électriques à traquer toutes une série d’objets incroyables. François Lopez avec ses robots en tôle, Léon Khatchikian avec ses affiches, Florence Cestac et Etienne Robial avec leurs Mickeys, Georges Kalaédites avec ses plaques publicitaires émaillées, Marie-France avec ses fringues de star cinquante, Henri Chauvin avec ses appareils ménagers, Alain Ménard avec ses chaussures américaines!!!

Je croisais aussi Jean-Claude Dreyfus, mais je ne savais pas à l’époque qu’il avait été piqué par les cochons.

 

Arrivé donc au Pays Basque, ma maladie vire tout naturellement vers le néo-basque, fantastique mélange d’art déco et de tradition décorative de cette région. Je commence donc à accumuler ce que d’aucun appelleront des «basqueries».

 

En ce qui concerne le surf, après quelques recherches infructueuses, je n'étais pas très optimiste. Mais contrairement à ce que je pensais, avec le temps, j’en arrive, avec cette accumulation, au nombre extravagant de plus de 1700 objets, documents ou œuvres d’art!

 

Juste quelques mots pour expliquer ma démarche dans mes recherches: j’ai voulu me positionner comme un «archéologue» du surf, comme un «surfologue» (mot inventé par Alain Gardinier), c’est à dire rechercher TOUT ce qui a été réalisé visuellement sur le surf, un peu plus comme un archiviste que comme un collectionneur, je pense donc que le simple fait qu’il existe justifie que l’objet, le document ou l’œuvre d’art rentre dans la collection, pas d’avis personnel sur la «beauté», sur la valeur, l’époque ou la signature, d’où des styles et matériaux des plus variés, de la fin du 19ème siècle au début du XXIème, du bronze au plastic, des plus classieux aux plus kitschs!" 

 

Mon premier bouquin s’appelait «SurfingVisualArts»,

quelle n’a pas été ma surprise de trouver, il y a quelque temps, une bague «Surfing Art»!...

 

Gérard Decoster

Dernières pièces incluse dans la collection